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« La Fondation Général Bigeard, sous l'égide de la Fondation de France a le devoir de faire connaître les principes qui ont guidé la vie et l’œuvre du Général afin que les jeunes générations, puissent s’en inspirer trouvant ainsi des exemples d’enthousiasme et d’espérances sans cesse renouvelés.»

Message

Le Général

    Marcel BIGEARD est né le 14 février1916 à Toul. Il est mort à 94 ans à Toul, le 18 juin 2010. Marcel-Maurice Bigeard est le fils de Charles Bigeard (1880-1948), aiguilleur à la Compagnie des chemins de fer de l’Est et de Marie-Sophie Ponsot (1880-1964).
    Le 6 janvier 1942, il épouse à Nice son amie d’enfance, Gabrielle Grandemange (Toul, 5 décembre 1919 - 4 juillet 2011. Ils se marient pendant la guerre après son évasion d’Allemagne, et avant son départ pour être parachuté dans le maquis. Dans chacun de ses discours ou de ses livres, Marcel Bigeard cite régulièrement « Gaby, son grand et seul amour ».
    Leur unique enfant, Marie-France, nait le 13 février 1946. Gaby Bigeard est décédée le 4 juillet 2011 à Toul des suites d'une longue maladie. Appelé sous les drapeaux comme homme du rang (2e classe) en 1936, il terminera sa carrière militaire en 1976 comme officier général à quatre étoiles (général de corps d’armée). Le général Bigeard a longtemps été le militaire français vivant le plus décoré. Ancien résistant, son nom reste associe aux guerres de décolonisation (Indochine, Algérie).

    CARRIERE MILITAIRE.

    Avant-guerre

    Apres avoir travaillé six ans à la Société générale comme employé de banque, tout en pratiquant la boxe, Marcel Bigeard effectue son service militaire à Haguenau au sein du 23e régiment d'infanterie de forteresse. Incorporé comme soldat de deuxième classe en septembre 1936, il est libéré de ses obligations militaires avec le grade de caporal-chef en septembre 1938.
    Seconde Guerre mondiale
    Six mois après sa libération, devant l'imminence du conflit, il est rappelé le 22 mars 1939 au sein du 23 e régiment d'infanterie de forteresse et est promu au grade de sergent. En septembre 1939, grâce à l'arrivée de réservistes, les bataillons du 23e RIF servent chacun de noyau à la création de nouveaux régiments d'infanterie de forteresse «de mobilisation», Bigeard est affecté au 79e régiment d'infanterie de forteresse dans le sous-secteur fortifié de Hoffen de la ligne Maginot. Volontaire pour les corps francs, il prend la tête d'un groupe de combat à Trimbach en Alsace et devient rapidement sergent-chef puis adjudant à l'âge de 24 ans.
    Le 25 juin 1940, il est fait prisonnier et passe 18 mois de captivité au Stalag 12A à Limbourg en Allemagne. C'est à sa troisième tentative, le 11 novembre 1941, qu'il parviendra à s'évader et à rejoindre la zone libre.
    Volontaire pour l'AOF, il est affecté en février 1942 au camp de Bandia près de Thiès au Sénégal, dans un régiment de tirailleurs sénégalais de l'Armée d'armistice. Nommé sous lieutenant en octobre 1943, il est dirigé avec son régiment sur Meknes au Maroc.
    Recruté comme parachutiste de l'armée française de la Libération, il effectue une formation, avec les commandos britanniques, au Club des Pins près d'Alger durant trois mois puis est affecté avec le grade fictif de chef de bataillon à la Direction générale des services spéciaux. Avec le titre de délégué militaire départemental, le "commandant Aube" est parachuté dans l'Ariège le 8 août 1944 avec trois camarades afin d'encadrer l'action de la Résistance intérieure française. Lors de la libération du département le 22 aout 1944, les pertes franco-espagnoles sont de 44 tués et blessés alors que les pertes allemandes comptent 1 420 prisonniers et 230 tués et blessés.
    Au début de l'année 1945, Bigeard crée puis dirige pendant un semestre l'école régionale des cadres du Pyla, près de Bordeaux, destinée à former des officiers issus des Forces Françaises de l'Intérieure. Décoré de la Légion d'honneur et du Distinguished Service Order britannique pour ses actions en Ariège, Bigeard est nommé capitaine d'active en juin 1945.
    Guerre d'Indochine
    Au milieu de l'année 1945, le capitaine Bigeard est en charge du commandement de la 6e compagnie du 23e régiment d'infanterie coloniale à Villingen en Allemagne. Désigné pour participer au corps expéditionnaire en Indochine, le régiment débarque à Saigon le 25 octobre 1945 et participe jusqu'en mars 1946 aux opérations de pacification en Cochinchine.
    C'est à cette époque que l'on commence à lui donner le surnom de "Bruno" qui est son indicatif radio. Le 8 mars 1946, un détachement de la 2e DB et un de la 9e DIC , dont fait partie le 23e RIC, débarquent a Haiphong au Tonkin.
    Le 1 e r juillet 1946, Bigeard quitte le 23e RIC et forme à Thuan Chau, au sud-est de Dien Bien Phu, une unité constituée de quatre commandos de 25 volontaires chacun au sein du bataillon autonome thaï du lieutenant-colonel Quilichini. Au retour de ses hommes en métropole, mi-octobre 1946, il prend le commandement de la 3e compagnie, constituée de 400 hommes environ. Il quittera l'Indochine le 17 septembre 1947 et atterrira trois jours plus tard à Orly.
    Insigne du 3ème RPC
    Volontaire pour un second séjour en Indochine, Bigeard est affecté le 1er février 1948 au 3e bataillon colonial de commandos parachutistes, sous les ordres du commandant Ayrolles, à Saint-Brieuc et prend le commandement du groupement de commandos parachutistes n° 2.
    Quand le 3e para débarque à Saigon en novembre 1948, Bigeard, qui ne s'entend pas avec son supérieur, parvient à faire détacher son groupement au détachement Amarante du commandant Romain-Desfosse à Haiphong.
    Le 1 e r octobre 1949, Bigeard met sur pied à Son La, le 3e bataillon thaï, comprenant 2530 hommes repartis en cinq compagnies régulières et neuf compagnies de gardes civils et de supplétifs militaires. Relevé de son commandement à la suite d'un différend avec l'administrateur de la province, Bigeard est muté à Haiduong et prend le 5 avril 1950 le commandement du bataillon de marche indochinois qui reçoit, en août, le drapeau du 1er régiment de tirailleurs tonkinois décoré de la croix de guerre avec palme. Le 12 novembre 1950, Bigeard embarque à Saigon sur le paquebot La Marseillaise et quitte une nouvelle fois l'Indochine.
    Au printemps 1951, Bigeard est affecté a Vannes à la demi-brigade coloniale du colonel Gilles et se voit confier le bataillon de passage. En septembre 1951, il obtient le commandement du 6e bataillon de parachutistes coloniaux à Saint-Brieuc. Il a le grade de chef de bataillon en janvier 1952.
    Le 28 juillet 1952, Bigeard, à la tête du 6e BPC, débarque à Haiphong pour un troisième séjour en Indochine et prend ses quartiers à Hanoi. Le 16 octobre 1952, le bataillon est parachuté sur Tu Le et affronte durant huit jours les régiments des divisions Viet Minh 308 et 312. L'unité se distingue à nouveau lors de la bataille de Na San (parachutage dans la cuvette de Ban Som le 27 décembre 1952), lors de l'opération Hirondelle sur Lang Son le 17 juillet 1953 et lors de l'opération Castor sur Dien Bien Phu le 20 novembre 1953.
    Le 31 décembre 1953, il prend le commandement du GAP n° 4, constitue du II/1 e r RCP et du 6e BPC, et intervient au moyen Laos entre Thakhek et Savannakhet vers lesquelles deux divisions Viet Minh se dirigent.
    Parachute, le 16 mars 1954, alors que le sort de la bataille de Dien Bien Phu est scellé, le commandant Bigeard est nomme lieutenant-colonel lors des combats et devient l'un des héros de la cuvette en combattant avec son bataillon sur les points d'appuis Eliane 1 et 2, mais surtout en codirigeant les troupes d'intervention du camp retranche avec le colonel Langlais. Le lieutenant-colonel Marcel Bigeard est fait prisonnier le 7 mai 1954 lors de la chute du camp. Libéré quatre mois plus tard, il quitte définitivement l'Indochine le 25 septembre 1954.
    Guerre d'Algérie
    Le 25 octobre 1955, Bigeard prend le commandement du 3e BPC dans la région de Constantine en Algérie. Le 21 février 1956, le bataillon, devenu entre temps le 3e RPC, réalise la première opération héliportée de l'histoire lors de l'opération 744 en Kabylie. Cette méthode est à nouveau employée en mars 1956 pour la capture des déserteurs de la 3e compagnie du 3e RTA.
    Le 16 juin 1956, dans les Nementchas, Bigeard, qui donne l'assaut aux rebelles, est grièvement blessé d'une balle au thorax. Rapatrié en métropole, il est décoré le 14 juillet 1956 par le président Coty et reçoit la plaque de grand officier de la Légion d'honneur.
    De retour en Algérie, il est victime, le 5 septembre, d'un attentat et est blessé de deux balles dans l'humérus et une dans le foie.
    Bataille d'Alger
    Au début de l'année 1957, le régiment participe au sein de la 10 e DP du général Massu à la bataille d'Alger. La mission des parachutistes est de ramener la sécurité dans la ville et de neutraliser les cellules du FLN de Larbi Ben M'hidi, qui ont organisé plusieurs séries d'attentats à la bombe contre des civils dans divers lieux publics d'Alger entre l'automne 1956 et l'été 1957.
    En mars 1957, le 3e RPC se rend dans les massifs au sud de Blida et participe aux opérations Atlas et Agounnenda. Durant l'été, le 3e RPC arrête 90 % des combattants du FLN, dont Taleb Abderrahmane, le chimiste des attentats du Milk Bar, de la Cafeteria et de l'Otomatic.
    Le régiment relève le 1er RCP en juillet 1957 à Alger. La capture de Hassene Guandriche, dit Zerrouk, adjoint chef de la région II de la Zone autonome d'Alger, retourne par le GRE, aboutit à la neutralisation des deux responsables de la Zone 2, Mourad et Ramel, mais surtout à celle d'Ali la Pointe et a la capture de Yacef Saadi, chef militaire FLN de l'ensemble zone autonome d'Alger.
    Nommé colonel en janvier 1958, il commande le 3e RPC qui, avec d'autres, participe à la Bataille des frontières (janvier-juin). Le 1er avril le colonel Trinquier le remplace à la tête du 3e RPC. Il rejoint Paris ou Chaban-Delmas, ministre des Armées, lui demande de créer un centre d'instruction des cadres qui voit le jour fin avril près de Philippeville. Bigeard ne participe pas aux événements du 13 mai 1958, mais dans une interview à Paris-Presse il confie ses états d'âme à Jean Larteguy, ce qui lui vaut le courroux du général Salan et son retour en métropole.
    Apres quatre mois passés à Toul, Bigeard repart pour l'Algérie et prend le commandement du secteur de Saida en Oranie le 25 janvier 1959. Il a sous ses ordres environ 5 000 hommes repartis dans le 8e RIM, le 14e BTA, le 23 e RSM, un groupe de DCA, un régiment d'artillerie, deux groupes mobiles de supplétifs, quelques avions de reconnaissance et deux hélicoptères.
    Suite à une rencontre avec De Gaulle le 27 aout 1959, il se voit confier le 1er décembre le commandement du secteur de Ain-Sefra, soit un effectif de 15 000 hommes. Passant outre son devoir de réserve, il rédige pendant la semaine des barricades en janvier 1960 une proclamation qui est reprise par la presse et la radio et qui lui coûte son commandement malgré l'intervention du général Gambiez.
    Il sera accusé plus tard d'avoir pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie par d'anciens membres du FLN mais aussi par d'anciens combattants qui ont fait la guerre à ses côtés, ce qu'il a toujours nié (voir L'ennemi intime, documentaire dans lequel témoigne notamment Paul Aussaresses).
    Fin de l'engagement en guerre : Après 1960.
    De juillet 1960 à janvier 1963, Bigeard prend le commandement du 6e RIAOM à Bouar en République centrafricaine.
    Après un bref passage à l'école supérieure de guerre de juin 1963 à juin 1964, il prend le commandement de la 25e brigade parachutiste à Pau le 31 août 1964, puis celui de la 20e brigade parachutiste a Toulouse. Il accède au grade de général de brigade le 1er août 1967.
    Après une entrevue avec le général de Gaulle, il est nommé au poste de commandant supérieur des forces terrestres au Sénégal et rejoint Dakar le 7 février 1968. En juillet 1970, Bigeard retrouve Paris et est affecté pendant dix mois à l'état-major de l'Armée de terre.
    Le 7 aout 1971, il prend le commandement des forces françaises présentes dans l'océan Indien à Tananarive et obtient le 1er décembre 1971 sa troisième étoile. Suite aux manifestations qui secouèrent Madagascar en mai 1972 et qui conduisirent au départ de son président Philibert Tsiranana et à son remplacement par le général Gabriel Ramanantsoa, il quitte Madagascar le 31 juillet 1973 avec l'ensemble des forces françaises du secteur.
    A son retour en France, il devient de septembre 1973 à février 1974 le deuxième adjoint du gouverneur militaire de Paris. Promu général de corps d'armée le 1er mars 1974, il prend le commandement de la 4e Région Militaire à Bordeaux, soit 40 000 hommes dont 10 000 parachutistes.
    Convoqué par l'Elysée, il rencontre le 30 janvier 1975 le président Valery Giscard d'Estaing qui lui propose le poste de secrétaire d'Etat à la Défense rattaché au ministre Yvon Bourges. Il occupe ce poste de février 1975 à aout 1976, date à laquelle il remet sa démission.
    VIE POLITIQUE
    Après une courte retraite à Toul et à la suite du décès accidentel de la candidate UDF, il se présente aux élections et devient député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1981. Durant cette première législature il occupera également la fonction de président de la commission de défense. Il est réélu au premier tour en juin 1981 puis à la proportionnelle en mars 1986. En 1988, à la suite de la dissolution de l'assemblée, il est finalement battu par le candidat socialiste de 411 voix.
    Il se retire ensuite dans sa maison de Toul, dans laquelle il écrit des livres sur sa carrière militaire et propose ses réflexions sur l'évolution de la France. Quelque temps avant sa mort, il déclare : « Je suis le dernier des cons glorieux ».
    Il meurt à son domicile de Toul le 18 juin 2010 à l’âge de 94 ans. Trois jours plus tard, le 21 Juin, ses obsèques sont célébrés dans la cathédrale de Toul, devant 3000 personnes, parmi lesquelles l’ancien président de la république Valery Giscard d’Estaing (qui l’avait nomme ministre).
    Le général Marcel Bigeard en octobre 1996, devant son propre portrait pris 40 ans auparavant.
    Et le lendemain, le 22 Juin, ce sont les honneurs militaires qui lui sont rendus, aux Invalides, en présence du Premier Ministre, François Fillon. Blessé cinq fois, titulaire de 24 citations individuelles, le général Bigeard était le type même du combattant perpétuel. Du stalag 12A, dont il s’évade après trois tentatives infructueuses, au maquis de l’Ariège ; des cuvettes de Ban Som et de Dien-Bien-Phu en Indochine aux djebels algériens ; de Madagascar au Sénégal, il n’avait de cessé de conduire ses “lézards verts” pour quelques parcelles de gloire.
    LES HOMMAGES POSTHUMES.
    La Fondation Général-Bigeard
    Une Fondation Général-Bigeard, a été créée par sa veuve et sa fille en partenariat avec la Fondation de France en juin 2011. Cette fondation « a pour objet de perpétuer l’œuvre et la mémoire de Marcel Bigeard en s’attachant notamment à promouvoir auprès de la jeunesse les valeurs de courage et de fierté de la patrie, dans l’esprit du général ». Parmi les membres fondateurs figurent notamment le colonel Jacques Allaire, ainsi que le général Jean-Louis Brette. L’ancien président de la République Valery Giscard d’Estaing, dont Marcel Bigeard fut le secrétaire d’Etat à la Défense (1975-1976), a été nomme président d’honneur de la fondation.
    Une promotion «Marcel Bigeard » à l’ÉMIA
    Le 23 juillet 2011, la cinquantième promotion de l’Ecole Militaire Interarmes de Coetquidan a choisi de se faire baptiser Promotion Marcel Bigeard.
    Mémorial au 3e RPIMA de Carcassonne Une stèle haute de 3,65 m et pesant près de dix tonnes, réalisée en marbre du Caunes- Minervois, a été inaugurée le 29 juin 2012. Elle est installée place du général De Gaulle, à Carcassonne, face à l’entrée de son ancien régiment, le 3e RPIMA. Elle représente le général Bigeard de profil, fumant la pipe et coiffe de la célèbre casquette Bigeard. Le monument a été financé par une souscription qui a rapporte 35 000 euros.
    LES CENDRES DU GENERAL BIGEARD A FREJUS.
    Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres fussent dispersées au dessus de Dien Bien Phu, le camp retranché des troupes françaises au Vietnam, pour « rejoindre ses camarades tombés au combat » en mai 1954. Toutefois, les autorités vietnamiennes, opposées de par leur religion à toute incinération, ont refusé d’accéder à son vœu.
    Sur proposition du Ministre de la Défense, Gérard Longuet, il est d'abord envisagé, avec l’accord de sa fille Marie France, de transférer les cendres du général Bigeard a l’hôtel des Invalides à Paris, ou reposent les gloires de l'armée française.
    Après que certaines voix se soient élevées contre ce projet de transfert aux Invalides, notamment suite aux rumeurs de torture en Algérie, le nouveau ministre de la Défense, Jean- Yves Le Drian, a annoncé le 29 septembre 2012 que les cendres du général Bigeard reposeraient finalement sur le site du Mémorial des guerres en Indochine à Fréjus. Le 20 novembre 2012 - date anniversaire du lancement de l'opération Castor avec le largage du 6e BPC du commandant Bigeard au dessus de Dien Bien Phu en 1953 - ce ministre a inauguré à Fréjus, sur le site du Mémorial des Guerres en Indochine, la stèle qui accueillera ses cendres.
    Cette décision a été prise en concertation avec la fille du général Bigeard. Le général Bigeard avait toujours dit qu’il souhaitait reposer au plus près de ses compagnons d'armes. Ce Français, originaire d'un milieu modeste, devenu un héros national, admiré par l'immense majorité de nos compatriotes pour avoir aime passionnément son pays.
    Il a combattu les deux grands totalitarismes du XXème siècle : le nazisme et le communisme en France, dans la Résistance, et en Indochine, puis le terrorisme en Algérie. En cette période ou le doute envahit les Français, il demeure un exemple de courage et de foi en notre patrie.
    Le général Bigeard, mort à 94 ans, aura donc sa stèle à Fréjus, dans le jardin du souvenir du mémorial. A la grande joie des associations patriotiques locales et régionales. « Bigeard, c'est un personnage emblématique. C'est un honneur de l'avoir ici », s'exclame Christian Tafforin, président de l'association des anciens d'Indochine. « C'était un grand monsieur et un grand soldat », renchérit Pierre Monjal, président régional des anciens prisonniers et déportés d'Indochine, qui avait 20 ans à Dien Bien Phu et n'est pas près d'oublier.


 

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