Fondation Général Bigeard

a pour objet de perpétuer l'oeuvre et la mémoire de Marcel Bigeard en s'attachant notamment à promouvoir auprès de la jeunesse les valeurs de courage et de fierté de la patrie, dans l'esprit du général.

Le Général Bigeard, «modèle» pour l’armée d’aujourd’hui

À défaut d’en avoir été le théoricien, le général Bigeard a mis en pratique les méthodes de la contre-insurrection dont s’inspirent les Américains en Afghanistan.

Dans l’armée de terre de 2010, Marcel Bigeard reste un exemple, un modèle pour les jeunes officiers. S’ils savent que les temps ont changé, ils respectent aussi le parcours exceptionnel de ce fils de cheminot, employé de banque à 15 ans, qui s’est hissé à la force du poignet, par son courage et à sa ténacité, au plus haut niveau de l’armée française.

Si le général Bigeard a pu franchir ces marches, c’est grâce aux circonstances – vingt ans deguerre – mais aussi par son «incroyable rayonnement». «Il incarnait toutes les grandes valeurs du soldat: l’engagement, la volonté et enfin le charisme qui lui permettait de galvaniser ses troupes derrière lui. C’est aussi un homme qui a d’abord et toujours été au service de son pays», commente le colonel Benoît Royal, qui dirige le Sirpa Terre.

Un praticien de la guerre révolutionnaire

Héros de presque tous les conflits dans lesquels la France a combattu depuis la Seconde Guerre mondiale, militaire le plus décoré de France, il n’était pas seulement apprécié pour ses exploits militaires mais également pour sa «chaleur humaine». «Bigeard a toujours eu le souci de ses soldats, dont il était très proche. Il se situe un peu dans la tradition d’un Lyautey. Ceux qui l’ont servi tentaient de s’identifier à lui. Son franc-parler et l’intérêt qu’il portait à l’autre l’ont toujours distingué», se souvient un officier général qui l’a bien connu.

Mais, pour les terriens, le général Bigeard «assure surtout la jointure entre l’armée d’hier et celle d’aujourd’hui. Il incarne un type d’engagement résolument moderne». C’est parmi les parachutistes, son corps d’origine, qu’il force le plus le respect. «Bigeard, c’est l’officier para par excellence. Il a su utiliser au mieux cet outil particulier dans toute sa complexité (hélicoptères, mise à terre par assaut, opérations nocturnes…)», commente l’un de ses pairs. Le général qui a sauté sur Dîen Bîen Phu et a été au cœur de la bataille d’Alger inspire toujours, selon lui, l’action des parachutistes. «Bigeard a su imposer des solutions hors du commun pour résoudre des difficultés dont l’ampleur le dépassait. Dans les unités de paras, où il faut être vif et efficace, savoir agir dans l’immédiat, il est toujours considéré comme un élément référent», poursuit-il.

Aujourd’hui, les circonstances ne sont plus les mêmes puisque les rares guerres que livre la France sont éloignées et limitées dans le temps. Mais alors que le général Petraeus, patron du Commandement central américain et artisan du récent «redressement» irakien, tente d’appliquer les méthodes de la contre- insurrection à l’Afghanistan, beaucoup se souviennent qu’à défaut d’en avoir été un théoricien, comme Trinquier ou Galula, Bigeard fut un praticien de la «guerre révolutionnaire», qu’il a côtoyée en Indochine et en Algérie.

En faisant de la population l’enjeu principal de la guérilla et en occupant au maximum le terrain, la France avait réussi, en Algérie, à venir à bout, au moins militairement, de la rébellion. Des leçons qui peuvent encore servir aujourd’hui, alors que l’armée française se demande, à l’instar des forces britanniques et américaines, comment vaincre dans les guerres contemporaines.

Source: le figaro

fondatioxzbigard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page